Historique

 

HISTORIQUE DES PRIX DU COMITE FRANÇAIS POUR L’AUDIOVISUEL
ET DES LAURIERS DE LA RADIO ET DE LA TELEVISION

A l’automne 1993, plus d’une centaine de personnes auxquelles se joignirent plus tard les membres du Conseil des Observateurs de la Radio et de la Télévision, créèrent sous la présidence du Sénateur Jean Cluzel, rapporteur de l’Audiovisuel au Sénat, le COMITE FRANÇAIS POUR L’AUDIOVISUEL. Nous nous réunissions Salle Champetier de Ribes. C’était de bon augure. Caroline, une petite nièce du défunt sénateur ne devenait-elle pas une renommée directrice de la photo ?

La charte approuvée par le Bureau fut rédigée par Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS. L’objectif principal était d’ouvrir un espace de débat pour promouvoir l’analyse des influences que les programmes audiovisuels exerçaient sur l’évolution de la société.

A l’automne 1994, le Bureau décida la création des « Prix du Comité Français pour l’Audiovisuel ». Il s’agissait, en distinguant les lauréats, de promouvoir une Radio et une Télévision de qualité dans leurs programmations générales et des productions qui marquaient un renouvellement et une originalité répondant à l’intérêt et à la sensibilité des nouvelles générations.

La première cérémonie eut lieu le 7 mars 95 au Sénat, sous la présidence du réalisateur Jean Delannoy et sous la Présidence d’Honneur du Président René Monory.
C’est sous la direction d’Henri Pigeat, ancien président de l’AFP que le Comité de sélection fonctionna. Parmi les membres de ces premiers jurys, on retrouve: Christiane Autin, Jacqueline Baudrier, Geneviève Guicheney, Andrée Martin, Marie-Christine de Montbrial, Monique Trnka, Jacques Gilioli, Myriam Lemaire, Gilles Miroudot. Nous étions les hôtes du Sénateur Christian Poncelet qui permettait à notre jury de se réunir dans une salle de la Commission des Finances qu’il présidait alors. En guise de ressources, nous n’avions que notre bonne volonté, notre intense curiosité, la confiance témoignée par notre fondateur, le Sénateur Jean Cluzel, et, devant l’énormité de la tâche, une ligne de conduite salvatrice que nous indiqua Hélène Fatou : « nous étions là pour faire partager nos coups de cœur. »

Associé au Comité Français pour l’Audiovisuel et intégré dans sa Fédération des clubs audiovisuels, sous la présidence d’honneur du Sénateur Jean Cluzel, Membre de l’Institut, LE CLUB AUDIOVISUEL DE PARIS fut créé en 1996 par Bernard Ollagnier, fondation à laquelle j’ai été associé avec Gilles Miroudot. Le club de Paris se voulait un lieu d’échanges et de mise en valeur des productions françaises.

A la demande du Président fondateur Ollagnier, Marcel Jullian devint, en 1999, le Président du jury des Lauriers de la Radio et de la Télévision, continuation des Prix du Comité Français pour l’Audiovisuel. C’est ce qu’avait souhaité, le Président Jean Cluzel à la dissolution du Comité Français pour l’Audiovisuel lorsqu’il chargea de cette mission le Club Audiovisuel de Paris en demandant au Président Christian Poncelet de bien vouloir en accepter la Présidence d’Honneur.

En juin 2002, Bruno Neil, Directeur Général d’EBS, fut élu à la présidence du Club Audiovisuel de Paris. Après le décès de Marcel Jullian en juin 2004, le Président Jean Cluzel accepta de présider le Jury pendant deux années.

En 2006, ayant été élu à la présidence du Club et afin de pérenniser les Lauriers de la Radio et de la Télévision, il a semblé tout à fait logique à notre Conseil d’Administration de nous rapprocher d’Audiens, le groupe de protection sociale dédié aux secteurs de la culture, de la communication et des médias. En 2008, nous avons élu Patrick Bézier à la présidence du Club et du Jury, responsabilités qu’il assume avec la compétence que nous lui connaissons.

En 2011, n’ayant plus accès aux Salons de Boffrand et manquant de place au Sénat devant le succès croissant de la cérémonie de remise des Lauriers, nous nous sommes tournés vers l’Hôtel de ville de Paris où les services de Monsieur le Maire Bertrand Delanoë nous ont réservé un excellent accueil et la possibilité d’utiliser des locaux mieux adaptés.

Fernand Guiot